Élise Mathieu va se faire un nom

En septembre, c’est la rentrée donc l’heure du tsunami des programmes culturels. Tout lieu culturel se doit d’avoir son programme. Et qui a le plus beau programme de la rentrée 2021 ? Le Trait D’Union !
La graphiste Élise Mathieu faitrevivre les heures de la cold-wave et donne du mouvement à une jolie programmation.
C’est simple, si Élise Mathieu avait fait la carte des menus du Flunch… Et bien nous irions tous chez Flunch.

Programma Le Trait D’union – 2021 (crédit : Élise Mathieu)
  • Tu viens de réaliser l’artwork du programme du Trait D’Union… Quelles ont été tes sources d’inspiration ?

Élise Mathieu : Le brief était assez simple : photo et mouvement. J’ai donc commencé à rechercher parmi toutes les veilles que je fais régulièrement ce qui pouvait faire “tilt” pour ce programme. Je pense qu’il n’y a pas d’inspiration directe ; c’est à force de faire des recherches, de bidouiller, de tester, où à un moment, on se rend compte que ça fonctionne. Après, j’ai un attrait particulier pour la photo. Je suis une grande fan de Diane Arbus, Vivan Maier, Sophie Call (qui n’a rien à voir avec les deux précédentes…), Weggee, Meatyard…

  • Tu peux présenter brièvement ton parcours ?

Je suis arrivée à Amiens en 1999 pour faire deux années de fac d’Arts plastiques… qui se sont avérées être une belle découverte pour les sorties et les bars mais pas vraiment encourageant pour les études…J’ai donc passé différents concours dans la région dont celui de l’ESAD à Amiens où j’ai été prise. Et j’ai passé un DNSEP (diplôme national supérieur d’expression plastique) sur un sujet assez sympa : les secrets de famille où j’ai travaillé au travers de la photo avec David Rosenfeld qui m’a ouvert au regard sur la photographie. Ça a été des années extra où l’on pouvait s’exprimer comme on le souhaitait et où on nous donnait le temps d’aller au bout de nos envies. Ce que j’adorerais refaire aujourd’hui mais cela me paraît complètement impossible !

  • Pourquoi es-tu devenue graphiste? 

C’est mon arrivée à l’ESAD qui m’a fait découvrir le monde du graphisme. Je ne connaissais pas réellement ce métier. Et j’ai découvert qu’on pouvait faire passer des messages simples avec des idées simples au travers d’une affiche. Ça m’a vraiment plu tout de suite. Ce métier est pour moi un amusement. On touche à tout, on peut tenter pas mal de choses selon les personnes qu’on a en face de nous. C’est un échange, une découverte d’énormément de choses, de métiers et de thématiques. On peut travailler dans le tourisme comme pour des centres culturels, en passant par une usine de robinet ou encore dans des univers enfantins. Tout est possible ! C’est vraiment un métier où l’on ne s’ennuie pas et qui nous permet de nous ouvrir à différents milieux. 

  • Quels sont tes graphistes préféré(e)s ?

C’est une question carrément compliquée. Je vais sortir que des noms ultra vieux… (et je ne suis pas si vieille que ça non plus…). Mais sans réfléchir je vais te parler de Sagmeister, le graphiste dingue, qui a fait une affiche pour Lou reed, qui se met beaucoup en scène dans ses réalisations : il a réalisé l’une de ses affiches d’exposition où il a écrit tous les renseignements à la lame de cuter sur son corps pour faire ressortir le mal que peut provoquer la création. Bref, un truc sympa pas du tout névrosé !

Mais sinon, il y a Ich & Kar, les produits de l’épicerie, l’agence Graphéine qui fait des identités visuelles de dingue…En fait, je me rends compte que je ne connais peut-être pas tant de graphistes que ça. Je pense que l’inspiration vient beaucoup de ce que tu lis, regarde et écoute. Je pense que j’ai autant d’inspiration sur de la musique que sur des bouquins graphiques. 

  • Tu es es une amiénoise d’origine ou une amiénoise d’adoption ?

Alors non, moi je viens du fin fond du Vimeux. Alors, comme ça, c’est vrai que ça ne vend peut-être pas du rêve mais on est quand même juste à côté de la mer et les paysages sont dingues. Et, quand on est ado, il n’y a tellement rien à faire, qu’on est obligé de développer son imagination.

TOP 05 – Amiens

1. Ta rue amiénoise préférée ?

Il y en a pas mal mais je te dirais la Rue Dusevel, car j’ai eu trois appartements dans cette rue, donc je la connais pas mal. Il y a aussi la rue Paul Bert : on dirait un petit Montmartre amiénois, c’est plutôt sympa.


2. Le détail dans une rue amiénoise, le détail d’une maison…. que tu es la seule à connaître et que tu aimes ?
C’est le pied d’un gouttière rue Richard de Fournival qui est en forme de poisson (dit-on vraiment le pied pour une gouttière ?)

3. L’endroit à Amiens où tout le monde est allé… Sauf toi.

La foire Saint-Jean… J’ai une assez grosse phobie des manèges et des barbes à papa.

4. La chanson qui  te rappelle, qui symbolise Amiens ?
C’est une chanson de Loïc Lantoine, Pierrot. c’est une chanson que je connaissais avant d’aller au Bar du midi où j’ai croisé un jour Pierrot Margerin et où j’ai découvert que cette chanson parlait de lui. Et je trouve qu’elle est ultra touchante.


5. Ton bar amiénois préféré ?
Et bien je viens d’en parler au-dessus, je pense que c’est le Bar du Midi.

Pour tout savoir sur le travail d’Élise Mathieu, c’est par ici.

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