Douceur scandinave

En octobre dernier, sortait l’album En somme du Trio 109, composé de Fabrice Leroy (contrebasse),  Nicolas Lefèvre (batterie) et Romain Villet (piano). Ce dernier a accueilli La Bête dans sa cuisine afin  de lui présenter ce disque de compositions inspirées par le jazz scandinave et de se confier sur les  coulisses de sa gestation. Vous saviez ce que c’était vous, le jazz scandinave ? Menteurs ! À l’image  d’un morceau de jazz justement, la discussion, souvent rythmée, toujours sincère et passionnée, a virevolté entre échanges tantôt balisés, tantôt improvisés.  

Affranchissons-nous des inévitables présentations ! Qui êtes-vous ? Comment êtes-vous devenu amiénois ?  

Je m’appelle Romain Villet. Je suis pianiste, mais aussi écrivain, je partage ma vie entre la musique et  la littérature. Je suis amiénois depuis 5 ans. Avant de venir faire des enfants dans cette ville, j’étais  Parisien ; je suis ici par regroupement familial, donc ! Je me demandais ce que je venais faire dans le  coin, et puis finalement, je suis très content d’être là ! Je continue d’y faire ce que je faisais à Paris.  

Cette migration a eu des répercussions sur vos activités artistiques ?  

Pas vraiment. Je me suis très vite reconstitué un réseau, ça n’a vraiment pas été compliqué : car le  réseau du jazz amiénois est tout petit. Il suffit de tirer le fil et il y a toute la pelote qui vient. En l’occurrence pour moi, le fil, ça a été Bertrand Blandin, que j’ai trouvé très vite. Puis j’ai rencontré  Etienne Bouyer, qui dirige le département jazz au conservatoire. On a fait des dates ensemble, puis à  coups de rencontres de copains, de copains de copains, ça s’est assez vite mis en place… Avec  Bertrand, on s’est trouvés par les réseaux sociaux, et le lendemain il était dans mon salon, car  toujours partant pour jouer avec des gens qu’il ne connait pas. On a très vite trouvé que  musicalement on avait des choses à se dire, qu’on avait un répertoire en commun. Il a reconnu que  j’étais un client pas beaucoup moins sérieux qu’un autre ! Ensuite, il s’est passé à peu près la même chose avec Etienne, qui m’a présenté ses élèves, puis des gens avec qui il avait l’habitude de  travailler.  

Et à quel moment apparait le Trio 109 ?  

Six mois après ces rencontres, il y a eu celle avec Nicolas Lefèvre, qui dirige l’Orchestre Universitaire  de l’UPJV, qui allait devenir le batteur du Trio 109. C’est lui qui est à l’origine du projet. On a fait une  date ensemble, alors qu’il cherchait un pianiste. Puis une deuxième à l’issue de laquelle il m’a dit qu’il  aimait bien mon jeu et qu’il voulait faire un trio avec moi. Les dates qu’on avait faites avant étaient orientées autour des standards de la musique américaine. Lui voulait former un trio autour de  compositions, et, parce que c’est son esthétique de prédilection, quelque chose qui regarde du côté de l’école du jazz scandinave.  

C’est quoi alors le jazz scandinave ? 

La meilleure façon de se représenter le jazz scandinave, c’est d’écouter le Trio EST. C’est un trio qui a  beaucoup fait parler de lui, qui a été la figure de proue du nord de l’Europe, emmené par le pianiste  Esbjörn Svensson, disparu précocement en 2008. Ils assument un jazz lyrique, qui connait très bien  le répertoire du jazz « classique », et qui pour autant propose une musique plus accessible que le jazz  des purs spécialistes américains, moins intellectuelle, avec une dimension mélodique, voire  cinématographique parfois. 

Cette proposition vous a tout de suite séduit ?  

A priori, c’est une esthétique qui n’était pas forcément celle qui me plaisait le plus, même si j’avais quand même beaucoup écouté EST. Et au-delà de ça, j’avais quelque pudeur à l’idée de jouer mes  compositions. C’était un peu éloigné de ma conception du jazz. Ce que j’aimais vraiment, c’était  l’idée d’improviser sur des thèmes que tout le monde connait, ce qui bien sûr n’est pas possible  quand on joue ses propres compositions. C’était en rupture avec ce que j’avais fait avant. Une fois  orienté dans cette nouvelle direction par Nicolas, on s’est mis à composer tous les deux, chacun dans  notre coin. Nicolas a composé en pensant à moi. Avant ça, je composais assez peu. Quand on me  demandait si je composais, je répondais d’ailleurs que ce n’était pas ce qui m’intéressait. Je préférais ce qui se passait dans l’instant, sur une grille d’un standard de Gershwin, de Cole Porter, de Miles  Davis. Je considérais que ce n’était pas intéressant de proposer mon propre thème, ma propre grille  d’accords… Et puis je me suis pris au jeu. Nicolas est arrivé aux premières répétitions avec des  compositions que j’ai trouvées très bien (parce qu’il faut le dire : j’aime beaucoup les compositions  de Nicolas !), puis il m’a fait des propositions sur mesure. Dans le milieu, il existe une mauvaise  blague : on dit que dans un trio de jazz, il y a deux musiciens et un batteur ; cette critique n’est pas  juste de façon générale, mais c’est d‘autant moins juste de la formuler à l’égard de Nicolas, qui  connait particulièrement bien la musique écrite. Il présente une caractéristique par rapport aux  batteurs « habituels » : en tant que chef d’orchestre. Il a l’habitude de lire les partitions d’orchestre,  il sait vraiment comment la musique est construite au point de diriger des œuvres symphoniques.  

Les compositions ainsi « livrées » était systématiquement adoptées en l’état ?  

Pas nécessairement. Il y a eu tout un travail d’arrangements, de réappropriations, de suggestions. Il  se trouve que j’avais moi-même pris des cours de composition et d’écriture au conservatoire à Paris.  Dans l’ensemble, chacun n’a quand même pas proposé beaucoup de changements dans les  compositions de l’autre. Des fois, c’était validé, d’autres fois pas. Pour le meilleur et pour le pire,  c’est un trio hyper démocratique. Il n’y a pas de leader, même si, malgré tout, dans un trio, piano /  contrebasse / batterie, de fait, c’est le pianiste. Ça ne se dit pas, mais ça se dit quand même ; le  pianiste pose la majorité des thèmes, des chorus… Le pianiste se taille la part du lion parce qu’il a à la  fois un instrument harmonique, mélodique, parce que la nature du piano fait que… Et puis, il y a  aussi l’égo du pianiste, il faut bien dire la vérité ! Mais en tous cas, tout a toujours été validé en  commun.  

« Pour le meilleur… et pour le pire » ?  

Oui, parce que ça a parfois compliqué le processus de production, y compris sur des détails, comme  l’ordre des morceaux, l’ordre d’apparition de nos noms sur la pochette. À chaque fois, il y a eu des  allers-retours par mails, qui, il faut bien le dire, pouvaient être un peu fastidieux. Mais c’est le jeu du  trio. On a assumé et pris ce parti. On est trois, à égalité. Ça s’est joué à tous les stades : quand on a  conçu les arrangements des morceaux avant l’enregistrement, quand on s’est retrouvés après être  passés en studio, quand il s’agissait de choisir quelle prise on retenait, quand il y avait des petites  retouches (il y en a eu très peu, car c’est enregistré dans des conditions proches de celles d’un concert).  

Et qui est le troisième membre du trio ?  

Je n’en ai pas parlé jusque-là et c’est quand même dommage. C’est Fabrice Leroy, un contrebassiste  très connu du coin. Il a notamment été présent sur les derniers albums en trio de David Catel. Il 

tourne beaucoup. Il joue aussi avec The Selenites Band, groupe de Beauvais de funk éthiopienne, qui,  sans copinage aucun, a récemment proposé un album vraiment superbe, que je vous invite à  découvrir ! Fabrice et Nicolas se connaissaient depuis très longtemps. Quand Nicolas a voulu fonder  le trio, il a demandé à Fabrice, puis on s’est rencontrés, comme ça se passe un peu dans ces cas-là,  dans une salle de répétitions. Comme Fabrice et moi ne nous connaissions pas du tout, il y avait un  peu la timidité qu’on peut avoir dans ces circonstances. Et puis la première journée s’est très bien  passée, Fabrice a appelé Nicolas le soir, lui disant que c’était tout ce qui lui manquait. Donc, ça a  assez bien marché entre nous trois très vite musicalement, sans même parler du reste car  humainement, ça se passe assez convenablement aussi. Et Fabrice est un contrebassiste hyper  polyvalent, il fait très bien le boulot, très professionnel ; quand il arrive, les morceaux sont prêts,  c’est en place, il est ponctuel, il a tout ce qui fait que c’est le genre de contrebassiste avec qui on est  très contents de travailler ! De la même manière qu’avec moi, Nicolas a composé en pensant à lui,  voire même pour lui, comme c’est le cas sur le morceau Face au vent, qui a été composé pour être  joué dès le départ à l’archet par Fabrice.  

Et vous-même ? Comment composiez-vous ?  

Quand j’écris, j’écris un thème pour qu’on le joue ensemble. À part peut-être un thème qui  préexistait avant, mais que je n’avais jamais enregistré sur un disque. Il s’agit de la Valse 4-3, qui  s’appelle en fait la valse four three / for three ; ça, c’est un jeu de mots, parce que c’est une valse un  peu bizarre : eux jouent à trois temps et ma main gauche joue à quatre temps. C’est un procédé  rythmique qu’on appelle « le quatre pour trois ». C’est un jeu de mot car c’est à la fois une valse pour  trois, pour le trio et en quatre pour trois. C’est aussi un hommage à Michel Petrucciani qui a  beaucoup utilisé cette technique. Même si c’est loin d’être le seul, c’est un pianiste qui a une très  grande importance pour moi. Je me suis donc pris au jeu dans la mesure où maintenant je note mes  compositions. Avant, je n’envisageais pas d’en faire quelque chose, au mieux je la faisais tourner  avec un copain qui passait. Maintenant, j’y reviens jusqu’à ce que je sois allé au bout de l’idée. Puis il  y a un autre travail que j’ai trouvé très intéressant : c’est de passer en studio, ce qui pour moi est de  très loin ce qui donne plus le trac. C’est vraiment là où on a la dimension la plus intense. En concert  on se plante, on se rattrape, on n’a pas l’impression que tout est gravé dans le marbre.  

Pouvez-vous nous parler un peu cette expérience du passage par la case studio ?  

L’album a été enregistré à l’auditorium Rostropovitch à Beauvais. En studio, on enregistre en live, en  conditions de concerts. Après, on peut toujours bidouiller, reprendre une mesure par-ci par-là… En  l’espèce, on était dans un état d’esprit qui consiste à assumer ce qui se passe sur le moment. En  concert, si on tombe, on se dit « même pas mal », on sait aussi que les copains vont venir vous  récupérer, vous faire un signe musical assez clair pour vous permettre de les retrouver. En concert, il  peut aussi y avoir un temps mort, ça fait partie de la vie de cette musique-là, que pendant un  moment il se passe quelque chose qui ne soit pas passionnant. Dans un disque, il serait  présomptueux de dire que tout doit être passionnant mais, y compris dans la façon dont on crée l’architecture de son improvisation, ça doit tenir la route d’un bout à l’autre. En concert, on  s’autorise à atteindre un pic, à perdre l’intensité, puis essayer de la retrouver. En studio, il faut  essayer, si possible, de lâcher le chorus quand on est au somment de l’intensité. Il y a un rapport à  l’espace et au temps qui est vraiment différent et que je trouve à la fois flippant et très excitant.  Cette dimension a changé mon rapport à mon jeu, même quand je travaille, seul, pour moi. S’il devait n’y avoir qu’une seule version, laquelle serait-elle ? Comment composer avec la marge de manœuvre  qui existe et qui est propre à ce style de musique. Ça a changé mon rapport à l’improvisation.  

Quelle est la place laissée à l’improvisation dans cet album ? 

Il y a beaucoup de plages dévolues à ça. Dans cet album, l’un des exemples les plus frappants se trouve dans le morceau Valse 4 3. Je commence par 16 mesures en solo. Evidemment, je ne vais pas  commencer comme un dingue, car il faut que ça monte. Au début, je retiens les chevaux. J’essaie de  retenir la double croche le plus longtemps possible… Pour faire simple, il existe trois techniques de  base pour permettre de monter l’intensité d’un chorus : soit jouer de plus en plus de notes, donc  jouer mélodique au début, puis en accords, soit passer d’un jeu de moins fort à plus fort, soit de  moins vite à plus vite. Quand on enregistre, on pense en amont, on voit plus loin. C’est un paradoxe  de la musique improvisée. À la fois on se lâche, on est dans l’instant, à la fois on pense au chorus  qu’on est en train de faire sans perdre de vue l’endroit où il va nous emmener. On est dans un  instant inclus dans un espace plus vaste qu’on sait qu’on doit habiter aussi élégamment que possible  dans toute sa durée. La musique improvisée est pleine de paradoxes.  

Égrenons un peu les morceaux qui composent cet album… Pouvez-vous nous parler de celui qui  s’appelle VII ?  

Ça c’était drôle parce que c’était le premier morceau avec lequel est arrivé Nicolas, à la première  répétition, il est arrivé avec ça dans ses bagages en nous disant « je voudrais qu’on joue ça », et mine  de rien, on s’est demandés s’il ne se foutait pas de nous. On en est venus à bout, mais la première  fois où l’on a écouté la maquette, on s’est dits « là, techniquement c’est quand même compliqué ».  Rythmiquement, cette mesure en sept temps, c’est quand même une cochonnerie, parce qu’on a  l’habitude de jouer en trois, en quatre… Jouer en sept, ça donne un peu constamment l’impression  que ça boite, le tempo est quand même relativement rapide, mais cela dit, on s’est assez vite pris au  jeu et maintenant c’est un morceau qu’on aime bien, qu’on joue très volontiers, et qui est acquis ! 

C’est rare les morceaux en sept temps ?  

Non ce n’est pas si rare que ça. Malgré tout, rien que le fait que Nicolas l’ait baptisé VII, ça veut bien  dire que la spécificité rythmique justifiait à elle seule le morceau, et qu’il ait le nom de ce qu’il était ! 

VII, Valse 4 3… Les titres sont toujours des descriptions techniques en fait ?  

Pas toujours ! Pour tout avouer, je ne connais pas l’origine de tous les titres, Je n’ai pas d’explications pour tous ceux composés par Nicolas. L’album s’ouvre sur Un trot : c’est là aussi un jeu de mots. Ce  thème est une façon de se mettre en jambe, une espèce de galop d’essai. Et puis il y a ce rythme,  avec cet ostinato de main gauche, qui tourne tout le temps. Il avance de façon assez mécanique.  C’est toujours par lui que ça commence, y compris en concert, c’est le générique de début. La piste 2 

s’appelle 66 ° 33 : ce sont les coordonnées du cercle polaire. Nicolas est obsédé par le grand nord,  au-delà du jazz. Il y a même l’indicatif de fermeture des portes du métro de Stockholm qui apparait  comme motif de fin. C’est une revendication de son goût pour la Suède. Esquisse, c’est moi qui l’ai  composé. Il s’appelle ainsi tout simplement parce que j’avais un bout de truc pas terminé, puis quand  ça a été achevé, j’ai gardé le nom ! Joyeux Léon est une anagramme de « joyeux Noël »… Car je l’ai  composée un 24 décembre. Dialogue, c’est aussi une description technique. Il s’agit d’un dialogue  entre le piano et la contrebasse, un jeu de questions-réponses enchevêtré entre les deux  instruments. L’album se ferme sur Autre rivage. Ce dernier morceau a fait couler beaucoup d’encre…  De salive en tout cas ! Nicolas voulait absolument un quatuor à cordes pour l’accompagner, et on  n’était pas sûrs que ça ait vraiment sa place sur un disque en trio. On ne comprenait pas vraiment.  Pour le coup, même si ça a été encore et toujours démocratique, il a beaucoup insisté, on s’est  laissés embarquer, on a cédé, et on ne le regrette pas ! Lui le concevait comme un épilogue à 

l’album. Pour ma part, c’est le morceau qui m’a le plus fait douter, mais finalement je l’assume  parfaitement. Quant au titre, c’est simplement l’idée d’un épilogue, d’aller dans une autre direction.  

Voilà l’explication de texte pour les titres de l’album, mais quid du nom de votre groupe ?  

C’est moi qui l’ai proposé. C’est encore un jeu de mots. Un peu de sang neuf, par rapport au jazz, une  façon de dire que c’était un projet en rupture avec la tradition. À titre personnel, ça symbolisait bien  aussi mon arrivée dans une nouvelle région. Il y a beaucoup de trios avec des initiales et assez peu  avec les chiffres, et moi je suis assez obsédé par les chiffres. Je suis un peu le genre de type à calculer  les racines cubes… J’aimais bien que ce soit un nombre premier, j’aimais bien que ce soit un nombre  à 3 chiffres car on est trois. Je leur ai proposé, ça leur a plu.  

Le Trio 109 s’est formé dans la perspective de réaliser cet album ?  

Non. Au début, on a fait des concerts qui se sont assez bien passés, et les spectateurs ont  progressivement émis l’envie de pouvoir écouter nos compositions quand ils le souhaitaient. L’idée a  commencé par trotter un peu, et puis le confinement a achevé de nous convaincre. Le fait de ne plus  pouvoir jouer en concert et d’avoir du temps… Ça a été le moment pour nous de travailler, réfléchir, prendre du recul. De ce point de vue, ce confinement a été une espèce d’aubaine, il faut le dire ! On  avait déjà le répertoire, quelques bricoles qui trainaient dans les tiroirs, quelques arrangements de  standards, mais dans les grandes lignes, l’album ressemble au répertoire qu’on avait l’habitude de  faire tourner.  

Et comment envisagez-vous l’avenir de cette formation ?  

Pour l’instant, on a l’espoir de quelques dates dans les mois qui viennent. Des projets de concerts, en  Normandie, dans les festivals au printemps et en été dans le coin, et ailleurs, quelques dates dans la  région de Fontainebleau où j’ai un ancrage, et on se remet à composer. On laisse les choses se faire,  on n’a pas la contrainte du temps, on pourra roder les morceaux en concert, les digérer, les faire  murir, évoluer…Pour ma part, j’ai déjà commencé à recomposer, mais je n’ai encore rien soumis aux  autres pour l’instant.  

Maintenant qu’on a très certainement convaincu nos lecteurs.rices de vous écouter, pouvez-vous  nous dire comment on se procure En somme ?  

Cet album est autoproduit. On en fait la distribution nous-mêmes, par correspondance, mais aussi  dans un certain nombre de points de vente qu’on trouvait rigolos : on est distribués à la Librairie du  Labyrinthe, dans une cave à vin (La Cavavin, face à Martelle)… Moi j’aimais bien cette idée-là, de se  dire que le disque se démarquait un peu… Après, c’est aussi parce qu’on ne pouvait pas faire  autrement, on aurait été distribué à la FNAC, bêtement, comme tout le monde, ça ne nous aurait pas  déplu non plus ! Mais ces partenariats sont sympas, on aime l’idée que notre disque se trouve à  vendre dans des endroits où il n’y a pas d’autres disques. Sinon, on est aussi chez un fleuriste à  Montdidier, et évidemment à la Malle à disques. Mais là, c’est moins original ! De cette manière,  chacun fait de la pub pour l’autre. Même si on n’a pas nécessairement envie de trop se limiter à la  Somme – nous serions très ravis de le présenter bien au-delà du département –, ce système de  distribution fait aussi partie de notre volonté de revendiquer notre ancrage régional.  

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