1 Remède 49 pour le 80

La compagnie amiénoise de danse contemporaine Les Echevelées a trouvé le remède à la morosité ambiante. Cette proposition de traitement s’appelle…. Remède 49. Logique
À travers la danse, Chloé Lejeune, avec l’aide de Guillaume Boilet (photographe) et de Lucie Guénard (vidéaste), Remède 49 explore le corps du «monde d’après».Remède 49 . Avec un chapeau virtuel de 7€ donnant accès à une septième œuvre mystère à découvrir tous les mois à l’issue d’un jeu de piste au travers les œuvres déjà publiées, Remède 49 devrait vacciner tout le monde contre l’ambiance pesante “du moment”.

Comment est né ce collectif ?
Chloé Lejeune : La Compagnie Les Echevelées est née en 2016. Tout juste sortie de mon école de formation professionnelle en danse les R.I.D.C (Rencontres Internationales de Danse Contemporaine), je me suis sentie les ailes de créer ma propre Compagnie. Amiens comptait alors très peu de Compagnies professionnelles de Danse Contemporaine. C’était l’occasion de faire découvrir ma pratique artistique et de partager avec les habitants de ma ville natale. J’ai commencé à travailler avec des collègues de promo notamment Fabiana Gabanini et Susy Chetteau. Nous nous sommes très vite engagées dans des projets participatifs comme Vieni via con me créé pour le Musée de Picardie en 2017. Puis, à force de danser et faire danser et de côtoyer les lieux culturels du territoire, j’ai rencontré Guillaume Boilet (Photographe) et Lucie Guénard (Vidéaste) à qui j’ai demandé de m’accompagner dans le projet numérique et ludique REMÈDE 49.

Le nom de la campagnie, Les Echevelées vient de sa signification symbolique : être expressif jusqu’à en perdre la raison. Je trouve que ce nom reflète bien le caractère vital de la Danse ; l’aspect addictif et le lien forcément un peu fou qui lie le danseur à sa pratique.


Comment avez vous travaillé ensemble ?
Pour ce projet, nous nous sommes donné des règles du jeu précises, celles d’un travail sur les séries : 7 séries de 7 œuvres chacune. Le fil conducteur du processus créatif est le même pour tous : imaginer le « corps d’après ». Après le confinement, après la crise sanitaire, après … on ne sait pas vraiment quoi. Cette thématique ouvre un chemin infini de possibilités pour exprimer nos ressentis sur cette période en tant qu’artistes.

Plus concrètement, nous réfléchissons aux séries chacun de notre côté puis nous mettons en commun nos visions pour donner vie à une photographie ou une vidéodanse qui nous surprend et parfois même nous échappe. Créer ensemble permet de faire se rencontrer nos imaginaires, c’est très enrichissant. 

Il y a aussi une narration commune à développer car ces séries mises bout à bout racontent une histoire

Quelle était l’idée de départ ? A-t-elle subit des modifications ?


Outre le fait de créer en séries et en accumulation, l’idée était d’utiliser les réseaux sociaux pour la diffusion de 7 œuvres par mois pendant 7 mois. Nous avons alors rapidement comparé cette diffusion lente et régulière à un traitement médicamenteux presque magique, d’où REMÈDE 49. Les tickets de ce spectacle numérique ont alors pris la forme d’ordonnance personnalisées pour chaque cyber-spectateur. La culture se propose en cure à la morosité actuelle.Nous savions qu’une diffusion sur les réseaux sociaux allait nous confronter à la vitesse de consultation et au zapping. Nous avons alors eu l’idée d’ajouter un jeu d’attention à la diffusion. Nous voulions induire une observation poussée chez nos cyber-spectateurs. Nous avons poursuivi sur l’idée des chiffres et en avons caché 1 dans chaque œuvre. Celui qui trouve tous les chiffres accède à la 7ème œuvre de chaque série uniquement visible sur le site officiel de la compagnie grâce à ce code.


Toutes les photos sont prises ? Tout est prêt à être publié ?
Non, nous sommes encore en résidence. C’est une nouvelle façon de travailler pour moi. On crée encore alors que la diffusion a déjà commencé. C’est très stimulant car l’œuvre est en mouvement. J’aime la dynamique que cela crée entre les artistes et les spectateurs car nous essayons de tisser un lien sur 7 mois, pas sur le seul temps d’un spectacle. 

Un mot pour définir ce projet ?
INEDIT

TOP 5 Amiénois

01 – Le bâtiment/la maison que personne n’a été pris en photo à Amiens… Sauf par vous ?
Le 63, boulevard des Fédérés. « L’atelier des Métamorphoses ». 

02Votre rue préférée à Amiens ?
Rue Jules Barni .. vue sur la tour Perret … rue pleine de souvenirs pour moi.

03 – La chanson qui symbolise Amiens ?
Petites boîtes de Graeme Allright.

Enfant j’avais toujours l’impression que la chanson parlait des maisons amiénoises « petites boîtes très étroites … »

04 – Le meilleur souvenir de concert à Amiens ?
Jeanne Cherhal à la Maison de la Culture, j’avais 16 ans.

05 – La plus belle expo photo/arts vue à Amiens ?
Celle de mon collègue Guillaume Boilet « Corps & Graphie » à l’AAC Galerie.

Pour suivre ce projet, il suffit de se rendre sur le site de la compagnie.

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